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Le glossaire de l’aviation privée

104 termes expliqués en langage clair — d’ACMI à wet lease.

B

Book-and-claim durabilité

Le book-and-claim est un système comptable qui dissocie le bénéfice environnemental du carburant d’aviation durable de sa livraison physique. Un client paie pour que du SAF soit produit et injecté dans le réseau de carburant d’un aéroport où il est disponible, disons Los Angeles ou Amsterdam, et revendique la réduction d’émissions pour un vol partant d’un lieu sans approvisionnement en SAF. Cela résout le problème logistique du SAF, qui n’existe que dans une poignée d’aéroports, et évite de transporter le carburant par camion, ce qui générerait lui-même des émissions. Les dispositifs crédibles utilisent un registre pour empêcher qu’un même litre soit revendiqué deux fois ; demandez quel registre utilise le programme SAF d’un exploitant avant de payer une prime.

C

Compensation carbone durabilité

Une compensation carbone est un crédit représentant une tonne de CO2 évitée ou retirée ailleurs, par exemple par la protection des forêts, la capture du méthane ou la capture directe dans l’air, qu’un voyageur achète pour compenser les émissions d’un vol. Les compensations sont bon marché au regard d’un affrètement, souvent 10 à 50 $ la tonne face à environ une tonne par heure de vol pour un jet léger, et de nombreux exploitants les intègrent au prix. La qualité varie énormément ; il a été démontré que de nombreux crédits d’évitement surestiment leur bénéfice, recherchez donc une vérification Verra, Gold Standard ou équivalente, des millésimes récents et de préférence des retraits plutôt que des évitements. Les compensations sont un complément au fait de moins voler et d’utiliser du SAF, pas un substitut.

CORSIA durabilité

Le Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation est le programme de l’OACI en vertu duquel les compagnies aériennes et les grands exploitants doivent compenser la croissance de leurs émissions de CO2 sur les vols internationaux au-delà d’un niveau de référence de 2019. Il est devenu obligatoire pour les États participants en 2027 après une phase volontaire. L’aviation d’affaires en est largement exemptée car le régime ne s’applique qu’aux exploitants émettant plus de 10 000 tonnes par an sur les routes internationales, mais les grandes flottes d’affrètement et les fournisseurs de propriété fractionnée y sont soumis, et leurs coûts de compensation se répercutent sur les prix. L’importance du CORSIA pour le secteur est surtout indirecte : il définit quelles compensations et quels SAF sont éligibles, une norme que de nombreux voyageurs d’entreprise utilisent désormais pour leur propre reporting.

E

ETS (système d’échange de quotas d’émission) durabilité

Le système d’échange de quotas d’émission de l’UE impose aux exploitants de vols au sein de l’Espace économique européen, ainsi que des vols vers la Suisse et le Royaume-Uni, de restituer un quota pour chaque tonne de CO2 émise ; le Royaume-Uni gère un régime parallèle. Les petits émetteurs de moins de 1 000 tonnes par an sur des vols non commerciaux sont exemptés, mais pas les exploitants d’affrètement ni les grands départements aviation privés, et avec des quotas se négociant à 60–100 € la tonne, un vol intra-européen de deux heures en jet midsize supporte un coût ETS de quelques centaines d’euros qui apparaît sur le devis. Les quotas gratuits pour l’aviation sont en cours de suppression totale, de sorte que cette ligne continuera de croître.

S

SAF (carburant d’aviation durable) durabilité

Le carburant d’aviation durable est un kérosène produit à partir de matières premières non fossiles telles que les huiles de cuisson usagées, les déchets agricoles ou, à terme, le carbone capturé et l’hydrogène vert. Il est chimiquement assez proche pour être mélangé au kérosène conventionnel, actuellement jusqu’à 50 %, et ne nécessite aucune modification des moteurs, réduisant le CO2 sur le cycle de vie de 60 à 80 % selon la filière. L’offre est minuscule et il coûte deux à cinq fois plus cher que le carburant ordinaire. Dans l’UE, le règlement ReFuelEU oblige les fournisseurs de carburant à incorporer 2 % de SAF à partir de 2025, pour atteindre 6 % en 2030, et le Royaume-Uni a un mandat similaire, de sorte que les affrètements européens supportent déjà un petit coût de SAF. Les exploitants vendent des compléments volontaires de SAF, souvent par book-and-claim.

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